Le Château Sainte-Marie  

Juin 2010

 

 

       Perché au sommet d'un éperon rocheux, ce château a constitué au cours des siècles un véritable lieu stratégique pour la vallée mais aussi un lieu de refuge pour les populations.
             A l’origine, ce château était une tour à signaux qui correspondait avec la tour de Viscos, dont on aperçoit encore quelques traces au nord du village, sur un petit plateau appelé »Betouret »(belle tour). Cette tour de Viscos correspondait  avec celle de Beaucens pour avertir de l’approche d’un ennemi. Tour à signaux, le château Sainte Marie, était également un château féodal, c'est-à-dire un de ces châteaux nombreux élevés par les seigneurs. Ce château était la propriété des comtes de Bigorre et sa construction date du Xe siècle. Ils n’y résidaient pas d’une façon permanente et n’y venaient que pour percevoir les impôts et diriger les corvées imposées à la population.

 

 

Mais les habitants de la vallée étaient pauvres et ne payaient que difficilement l’impôt et ne subissaient qu’avec peine les corvées. Plus d’une fois ils levèrent l’étendard de la révolte pour se soustraire à ces charges et les comtes ne s’aventuraient dans la vallée pour prélever les taxes qu’après s’être fait remettre des otages... Au XIVe siècle, ce furent les Hospitaliers de Saint Jean puis plus tard les Chevaliers de Malte qui l'occupèrent. Au XVème siècle, l'accès difficile de la vallée, en fera une base de repli de routiers qui écumaient tout le Lavedan et le Piémont. Jean de Béarn et son frère Pierre Arnaud de Béarn ( basé au château de Lourdes) rançonnaient tous ceux qui se réclamaient du comte de Foix ou du Roi de France. En 1404, Jean, comte de Clermont et lieutenant du roi de Guyenne, en tête de l’armée royale, franchit le col du Tourmalet, et aidé par les habitants du Barège et une troupe de la vallée du Lavedan commandée par Auger Cohitte s’empara du château….Selon la coutume de l’époque Auger Cohitte et ses hommes reçurent du Comte de Clermont, un don de 562 livres, en récompense de leurs exploits. Mais l’armée royale, Auger Cohitte et les Barègeois ne se contentèrent pas de ce brillant succès,… ils allèrent encore chasser les Anglais et routiers de Jean de Béarn, du Castet Naou, d’Arras tenu par Guilhem Arricou de la vallée d’Azun, puis de la tour de Vidalos et du château de Geu… mais échouèrent devant la forteresse de Lourdes que devait occuper 3 ans encore Jean de Béarn. Après le départ des Anglais, 6 ou 7 hommes gardèrent encore le Château pendant de longues années. Ensuite celui-ci fut petit à petit abandonné et  tomba peu à peu en ruine.

.Une chapelle nommée « Ste Marie du Castet » attenant au château a subsisté jusqu’à la révolution de 1789. A cette époque, il y avait encore un chapelain nommé par le bénédictins de St-Savin et la population s’y rendait à certains jours de fête pour  assister aux offices… La révolution pilla le chapelle ...enleva la cloche appelée « Argentine » mais aussi toutes les cloches d’Esquièze (sauf une!) ...et la meilleure cloche de Luz appelée « La Herrane ». Les ruines du Château et la chapelle furent achetées durant la révolution par Laurent Couget, frère du notaire et avocat lui-même au parlement de Pau. Cette propriété est passée à ses deux nièces: Mme Theil et Mme Vergès Sarrat filles du notaire Couget..pour arriver de nos jours jusqu’à la famille Fanfobo de Luz. 

Source: Monographie.:

AbbéGalan et Dr Morigny  octobre 1987

 

 

La Légende

           La légende veut que pendant la période où le château était occupé par les routiers et où ils emprisonnaient les gens qu'ils rançonnaient, un jour , les hommes ramenèrent une jeune et jolie fille du village d'Arcizans nommée Marie. Le chef des routiers, la trouvant si belle, plutôt que de la rançonner, voulut la prendre pour épouse. Pendant que son fiancé cherchait à la délivrer et rodait autour du château, Marie priait la Vierge pour qu'elle la délivre.

Le matin des noces, un nuage lumineux apparut dans le ciel bleu, descendit sur le château, et enveloppa la tour où était enfermée la prisonnière. Un cortège d'anges l’emporta alors au ciel...

Revenu de sa surprise, et manifestant sa colère, le chef des routiers s'exposa sur une fenêtre du château, et s'écroula , tué d'une pierre en plein front, que lui lança avec sa fronde le fiancé.

Le fiancé de Marie, deviendra ermite et s'isolera à la chapelle Saint Pierre, qui plus tard sera reconstruite en chapelle Solferino. Ainsi, naquis le nom du château Sainte Marie.

                                          Soit en euros:13060€ !

 Avec cet  argent on pourrait  faire autre chose si la bêtise disparaissait...

Ce n’est pas bien  de faire ça ont dit les enfants et pourquoi  ne les punit-on  pas?

Le château est gentil  lui et on peut même jouer !

Mais jusqu’à quand ?..