Le S.I.V.U.  

Syndicat Intercommunal à Vocation Unique 

Un reportage des cm2, printemps 2002

Histoire d’être au courant!!

L’électricité n’a pas été inventée car c’est un phénomène naturel même avant la vie sur notre planète, il y a 4 milliards d’années sous forme de grands éclairs, elle illumine le ciel.

Mais il a fallu attendre le siècle dernier pour que l’homme domestique ce phénomène et petit à petit les becs de gaz de 1900 ont été remplacés par des lampadaires et les bougies par des lampes.

Notre vallée a suivi cette évolution. Au départ la production électrique était privée ou communale comme pour Luz, Ezquièze et Esterre.

De 1929 à 1938, pour électrifier les autres communes de la vallée, il est constitué, au sein de la commission syndicale de la vallée de Barège, un syndicat intercommunal d’électricité.

Des négociations s’engagent avec un concessionnaire privé (Mr. Thévenot), qui suivant le traité en discussion prendrait à sa charge la construction de la route du Pic du Midi, la rénovation des thermes de Barèges, et de Saint-Sauveur et l’électrification des 16 communes de la vallée en échange d’une concession de 40 ans non renouvelable. Les syndics des communes de Betpouey, d’Esterre et en partie de Luz s’opposent à ce projet mené par le Président de la commission syndicale de la vallée de Barèges:Mr Mounicq .

Mr Cazaux Henri, maire d’Esterre de 1913 à 1953, inspiré par Mr Lartigue (syndic d’Esterre et ingénieur des ponts et chaussées en retraite) crée la régie municipale

d’électricité d’Esterre.

Le projet Thévenot-vallée n’est alors plus viable et les communes d’Esquièze et de Luz créent à leur tour leur propre régie électrique. Les autres communes du canton seront électrifiées au rythme des possibilités du syndicat intercommunal d électrification.

Après 1938, les 3 régies du fond de la vallée fonctionnent normalement jusqu’en 1946, date de la nationalisation des moyens de production électriques et de distribution au profit d’E.D.F. mais les régies continuent à exister.

En 1977, Mr Massourre, maire de Luz, et Mr Darré, maire adjoint , restructurent la régie et la dotent de nouveaux moyens. Un poste d’agent technique est crée (Mr Poulou) puis un second (JB Carrère) en même temps qu’un poste de secrétaire à plein temps (Mme Culouscou).

En 1997, la fusion des régies est réalisée sous la forme d’un syndicat intercommunal à vocation unique (S.I.V.U.). En 1999, un bâtiment est construit à la zone artisanale de Soucastets et est inauguré en juin 2001. Aujourd’hui le S.I.V.U. d’électricité a 7 agents et le Président est Mr Gabin.

Ce dernier est venu dans notre classe et il nous présenté la centrale de Soucastets et de l’Yse

Marie /Amendine ( Travail réalisé à partir de documents prêtés par le S.I.V.U )

Il faut que ça tourne!

Le SIVU possède 2 types de centrales. Un centrale thermique (Souscastets) et une centrale hydraulique (L’Yse). Mr Gabin, nous a expliqué le fonctionnement de la centrale thermique de Souscastets: 4 moteurs diesel (puissance 2 méga watt) font tourner 4 turbines. A la sortie le courant est de 400 volts et on le transforme en 20 000 volts afin de pouvoir le transporter dans les fils.

Le courant est une chose invisible qui ne peut pas se stocker alors la centrale ne marche que lorsqu’on en a besoin et c’est l’EDF qui décide de la faire marcher ou non.

Le jour où nous y sommes allés, elle ne tournait pas.

« Ca serait bien si on pouvait faire tourner les moteurs avec de l’eau, il ne faudrait pas tout ce fuel: 2 cuves de 80 000 litres chacune!»

« Eh bien les enfants, nous avons une solution: la centrale de l’Yse. La centrale de l’Yse fonctionne grâce à la force de l’eau :600 litres/s.Elle fait tourner la turbine et peut produire 3000 KW/h (la centrale de Souscastets arrive quant à elle à produire 8000 KW/h.»

Le SIVU distribue 13 800 000 KWatts en un an. Charles, Denis, Rémy.

Le réseau électrique est représenté sur un tableau mural. Les lignes électriques sont représentées de différentes couleurs et les différents secteurs sont délimités par des petites lampes .Lorsqu’il faut faire un intervention sur le réseau électrique on simule sur ce tableau le travail à effectuer et on comprend alors quelle partie du réseau il faut mettre hors tension .Les agents coupent ensuite le courant .

Nous avons enfin compris pourquoi le courant partait quelquefois en classe .Ce n’est pas bon du tout pour les ordinateurs surtout si l’on a oublié d’enregistrer régulièrement le travail!!

Prudence est mère de toute sécurité!

Aussi beau soit-il, un cours d’eau en aval d’un barrage hydroélectrique présente toujours un risque, dû aux lâchers d’eau nécessaires à la production électrique. Lorsque, le long des rivières on voit des panneaux jaunes, on doit être prudent et les respecter.

En classe nous avons vu que lorsqu’on lâchait de l’eau avec une certaine force, tout était emporté sur son passage: des pantins, des stylos….

C’est ce qui pourrait nous arriver si nous nous trouvions dans un ruisseau où il y aurait un lâcher en amont !

Les lâchers d’eau peuvent multiplier de 10 à 100 fois le débit et changent totalement le comportement du cours d’eau:violence du courant;déferlement de vagues successives; Prudence alors!!!

Les compteurs traditionnels sont de la marque Schlumberger :une petite roue tourne et fait avancer les chiffres du compteur.

Un agent du S.I.V.U vient relever le nombre indiqué sur le compteur et il le soustrait au nombre relevé la fois précédente puis une facture est dressée en fonction de la consommation électrique enregistrée . Ce travail fastidieux risque d’évoluer grâce au nouveau compteur faisant appel à l’électronique et à l’informatique .Mr Gabin nous a montré des compteurs acceptant des cartes magnétiques(cela fonctionne un peu comme les cartes téléphoniques: on achète des kw et quand on en n’a plus on la recharge).

Il existe aussi un nouveau procédé pour relever les compteurs :il s’agit du T.S.P (Transmission de Saisie Portable).Il suffit de brancher un ordinateur portable à une borne pour que celui-ci enregistre toutes les données. Celles-ci sont ensuite traitées automatiquement . Sabrina/Céline