Luz, Solferino et la Croix Rouge

 

 L’Histoire a rendez-vous sur ce belvédère.

Au pied de la vallée de Luz se dresse la colline de Solferino avec à son sommet une chapelle et une stèle. Chaque année, vers la fin du mois de juin, une manifestation s’y déroule  en souvenir de la bataille de Solférino et en hommage à la Croix-Rouge.

Depuis le XIIème siècle, ce lieu était occupé par un ermitage construit par les chevaliers de Malte en l’honneur de saint Pierre mais qui est tombé en ruine au fil du temps. Il aurait abrité des moines ou des ermites dont le dernier serait le vénérable père Ambroise. Celui-ci était Capucin, de la province de Guyenne, diocèse de Lombez. Il exerça son apostolat à Paris puis en Languedoc avant de se rendre pour raisons de santé près de Bagnères au couvent de Médous. Son état ne s’améliorant guère, on l’envoya prendre les eaux de Saint- Sauveur où il mourut le 25 octobre 1778.Sa dépouille mortelle fut solennellement transférée sur ce plateau le 24 août 1863.

Lors de son séjour à Saint-Sauveur, Napoléon III découvrit   au cours d’une promenade ce  Belvédère et devant  les ruines de l’ancienne chapelle  l’empereur décida de rebâtir le petit sanctuaire et d’élever une stèle en souvenir à la fois du moine Ambroise et des morts de la bataille de Solférino de 1859 : « D’ici on dirait la plaine de Solférino se serait-il exclamé ! ». Solférino est depuis né à Luz  mais on peut penser aussi que face à tous les travaux qu’avait engagés l’Empereur pour la Vallée de Barège les habitants ont voulu tout simplement lui dire « merci ! ».

Une commémoration devant la chapelle :

Cette bataille opposa  les troupes françaises sous le commandement de Napoléon III avec les piémontaises de Victor Emmanuel contre les armées de l’Empereur d’Autriche François-Joseph. La bataille fut particulièrement meurtrière avec près de 40 000 morts des deux côtés et des milliers de blessés qui faute de secours sanitaires ne purent être soignés. C’est alors qu’un  jeune suisse, Henri Dunan, au soir de cette célèbre et triste journée,  fut extrêmement bouleversé par l’effroyable spectacle des corps déchiquetés, des cris de souffrances, des appels au secours des blessés ou encore des cadavres laissés à l’abandon. L’idée d’une institution humanitaire internationale qui aurait pour mission et pouvoir d’intervenir pour soigner les blessés de guerre et cela, sans distinction de nationalité germa en lui. A force de pugnacité, la Croix Rouge dont le symbole s’inspire du le drapeau suisse mais avec les couleurs inversées  est née.

Une stèle pour mémoire :

  Depuis 33 ans une cérémonie commémorative a lieu chaque année au cours du samedi le plus proche du  24 juin  et la stèle est entourée des drapeaux français, italiens et autrichiens sous la présidence de la Croix Rouge en souvenir de son créateur Henri Dunan. Cette année on fête son 150 ème  anniversaire .

 Par certains égards ce lieu devient l’espace  d’une cérémonie le visage réjouissant de  l’Europe et  une espérance de paix  pour notre planète ! 

 

 

Vous avez dit Solférino ?

Solferino est, à l'origine, une commune italienne de Lombardie.

La bataille de Solferino opposa à cet endroit le 24 juin 1859 les armées franco-sardes et autrichiennes ; la commémoration de la victoire de l'armée de l'empereur français Napoléon III a donné les noms suivants :

Un souvenir de Solférino, livre de Henri Dunant qui est à l'origine de la création de la Croix-Rouge

Solferino, commune française des Landes, créée en 1863

À Rennes, le Boulevard Solferino, à proximité de la gare routière.

À Paris, plusieurs toponymes commémorent cette victoire :

La passerelle Solferino (ancien pont de Solferino), pont piéton traversant la Seine, renommée passerelle Léopold-Sédar-Senghor en 2006 ;

Le port de Solferino, où est située l'une des extrémités de la passerelle

La rue de Solferino, rue du 7e arrondissement débouchant sur le port de Solferino et où se situe notamment le siège du Parti socialiste.

Solferino, station du métro de Paris (ligne 12) située dans le quartier de la rue de Solferino.

Solferino, frégate lancée en 1862, rayée des effectifs en 1882.

 

   

Sur la commune de Luz St Sauveur (Hautes Pyrénées) une chapelle nommée Chapelle Solferino fut érigée en souvenir de la bataille de Solferino et une plaque rappelle la création de la Croix Rouge.

Edifiée sur les ruines d'un ancien ermitage dédié à Saint Pierre. Napoléon III la fit reconstruire en reconnaissance aux vertus des eaux de Saint-Sauveur. En effet la santé de l'Impératrice Eugénie fut considérablement améliorée par la cure qu'elle fit en 1859, cure d'une durée de vingt-trois jours. Au dessus de la porte, deux initiales : N (Napoléon), E (Eugénie)